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Ko Siu Lan participe à une exposition "Week end de sept jours" qui présente à partir de samedi les oeuvres d'étudiants du
programme de recherche "La Seine" associant les Beaux-Arts, le Royal College of Art à Londres et le Lasalle College of the
Arts de Singapour.
Me Agnès Tricoire, avocate au barreau de Paris et conseil de l'artiste, avait adressé jeudi une mise en demeure à la
direction pour qu'elle raccroche les oeuvres sur la façade de l'Ecole afin qu'elles soient en place pour le vernissage de
l'exposition, vendredi en fin de journée.
La direction de l'Ecole, qui est restée muette, n'a pas donné suite à cette demande. Le vernissage a bien eu lieu mais
sans les bannières jugées trop politiques de l'artiste.
Plusieurs dizaines de personnes sont venues manifester leur soutien à l'artiste avec des petites bandelettes de papier
rappelant les mots de son oeuvre. Quelques étudiants des Beaux-arts ont réclamé la démission du directeur Henry-Claude
Cousseau, évoquant "une autocensure inquiétante".
"On n'en restera pas là", a déclaré l'avocate de l'artiste, présente au vernissage. "Nous envisageons de déposer un recours
le tribunal administratif pour rupture abusive de contrat entre l'établissement et l'artiste", a-t-elle dit. "Il y a
violation du principe fondamental de la liberté d'expression de l'artiste", a-t-elle ajouté.
Le ministère de la Culture, qui a l'école sous sa tutelle, a été informé de l'affaire jeudi, alors que la bannière avait
déjà été décrochée à l'initiative de la direction de l'école. Pour l'instant, il demeure silencieux.
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a proposé que l'oeuvre de l'artiste soit exposée au "104", lieu culturel parisien.
Il a dénoncé une "censure inquiétante" qui "remet en cause le rôle et la légitime expression des artistes".
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- La mairie de Paris va rendre un hommage inédit au photographe Izis, contemporain de Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson, en lui consacrant une grande rétrospective du 20 janvier au 29 mai, où seront accrochées plus de 250 photographies et ses images de reporter à Paris-Match.
- Manuel Bidermanas, le fils d'Izis et co-commissaire de l'exposition, s'est félicité vendredi auprès de l'AFP d'une "véritable rétrospective" rendant hommage à son père, grand portraitiste de maquisards en 1944, mais aussi flâneur des bords de Seine où il immortalisa des saynètes populaires, des personnes abîmées par la vie, dormant par terre, des pêcheurs, toujours de façon pudique.
- Connu comme l'un des membres du mouvement "humaniste" des années 1950, Izis a été l'un des "Five French Photographers" exposé au Musée d'Art moderne (MoMa) de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson.
- Véritable "amoureux de Paris", Izis, dont le véritable patronyme est Izraëlis Bidermanas, est né en 1911 en Lituanie, et a fui son pays à 19 ans, pour s'installer dans la capitale française. Il publiera 10 livres et deviendra reporter pour Paris Match pendant 20 ans, de 1949 à 1969, rappelle Armelle Canitrot, co-commissaire de l'exposition.
- Izis, dépeint comme un rêveur mélancolique et comme un "inconsolable mais gai" par son fils, a aussi beaucoup travaillé avec de grands artistes et écrivain, comme Colette, Jacques-Prévert, Chagall.
- Il est à Paris-Match depuis 15 ans lorsque par exemple il sort un scoop en photographiant le peintre Chagall peignant le plafond de l'opéra Garnier, en septembre 1964.
- "Cette exposition est l'occasion de redécouvrir un véritable artiste. Son travail sur Paris, les enfants, les amoureux, le Paris populaire, le distingue de ses contemporains. Il est dans le rêve, photographie des vagabonds, des dormeurs, et s'évade du tragique de cette manière", souligne encore Armelle Canitrot.
- Les photographies d'Izis font l'objet, à l'occasion de l'exposition, d'un livre intitulé "Izis, Paris des rêves" (Ed. Flammarion), réalisé sous la direction des deux commissaires.
- (Izis, Paris des rêves, exposition gratuite, salle Saint-Jean, à l'Hôtel de ville, 5 rue Lobau, 75004. Du 20 janvier au 29 mai 2010).
L'Ecole des Beaux-arts a décroché mercredi une oeuvre de cette jeune artiste détournant
le slogan du candidat Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus", estimant que cela pouvait porter "atteinte à la
neutralité du service public".
L'oeuvre de l'artiste, qui n'aura été installée que quelques heures mercredi sur la façade du quai Malaquais, se compose
de deux grandes bannières noires sur lesquelles sont inscrits en blanc les mots "gagner", "moins", "plus" et "travailler".
Le passant devait pouvoir lire "gagner plus" ou "travailler moins".
Izis, un des plus grands photographes français, méconnu, exposé à Paris

