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Comment se mettre le monde politique sur le dos...

  • Articles provenant de "Actualités" sur Orange.
  • L'Ecole des Beaux-arts a décroché mercredi une oeuvre de cette jeune artiste détournant le slogan du candidat Nicolas Sarkozy "travailler plus pour gagner plus", estimant que cela pouvait porter "atteinte à la neutralité du service public". L'oeuvre de l'artiste, qui n'aura été installée que quelques heures mercredi sur la façade du quai Malaquais, se compose de deux grandes bannières noires sur lesquelles sont inscrits en blanc les mots "gagner", "moins", "plus" et "travailler". Le passant devait pouvoir lire "gagner plus" ou "travailler moins".

  • Ko Siu Lan participe à une exposition "Week end de sept jours" qui présente à partir de samedi les oeuvres d'étudiants du programme de recherche "La Seine" associant les Beaux-Arts, le Royal College of Art à Londres et le Lasalle College of the Arts de Singapour. Me Agnès Tricoire, avocate au barreau de Paris et conseil de l'artiste, avait adressé jeudi une mise en demeure à la direction pour qu'elle raccroche les oeuvres sur la façade de l'Ecole afin qu'elles soient en place pour le vernissage de l'exposition, vendredi en fin de journée. La direction de l'Ecole, qui est restée muette, n'a pas donné suite à cette demande. Le vernissage a bien eu lieu mais sans les bannières jugées trop politiques de l'artiste. Plusieurs dizaines de personnes sont venues manifester leur soutien à l'artiste avec des petites bandelettes de papier rappelant les mots de son oeuvre. Quelques étudiants des Beaux-arts ont réclamé la démission du directeur Henry-Claude Cousseau, évoquant "une autocensure inquiétante". "On n'en restera pas là", a déclaré l'avocate de l'artiste, présente au vernissage. "Nous envisageons de déposer un recours le tribunal administratif pour rupture abusive de contrat entre l'établissement et l'artiste", a-t-elle dit. "Il y a violation du principe fondamental de la liberté d'expression de l'artiste", a-t-elle ajouté. Le ministère de la Culture, qui a l'école sous sa tutelle, a été informé de l'affaire jeudi, alors que la bannière avait déjà été décrochée à l'initiative de la direction de l'école. Pour l'instant, il demeure silencieux. Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, a proposé que l'oeuvre de l'artiste soit exposée au "104", lieu culturel parisien. Il a dénoncé une "censure inquiétante" qui "remet en cause le rôle et la légitime expression des artistes".

  • Inauguration de l'exposition "Soulages, Verre, Cartons des vitraux de Conques" à Montpellier

  • Le président de l'Agglomération de Montpellier, Georges Frêche, a inauguré samedi à Montpellier, en présence de l'artiste,une exposition inédite consacrée aux travaux préparatoires de Pierre Soulages à la réalisation des vitraux de l'abbatiale Sainte-Foye à Conques (Aveyron).
  • Cette exposition, baptisée "Soulages, Verre, Cartons des vitraux de Conques", se tiendra jusqu'au 2 mai au musée Fabre, auquel l'artiste et sa femme ont fait une donation, en 2005, de vingt toiles accompagnées de neuf autres mises en dépôt.
  • Pour cette exposition, des cartons grandeur nature des vitraux, des échantillons de verre mis au point pour leur réalisation ou des croquis sont notamment présentés, pour la première fois en France, dans deux salles.
  • C'est en 1986 que Pierre Soulages, peintre du noir et de la lumière, se voit proposer la réalisation des 104 vitraux de cette abbatiale dont la construction remonte au XIe siècle. Ce travail durera 8 ans, les derniers vitraux étant installés en 1994.
  • Les cartons présentés témoignent du procédé particulier utilisé par l'artiste: les plombs étaient dessinés sur une surface lisse et blanche, de la taille des baies, avec un ruban adhésif noir de la même largeur que le seront les plombs, selon les explications de Pierre Soulages. Pour cette commande, l'artiste avait travaillé à rebours, mettant d'abord au point un nouveau matériau, "un verre incolore, dit blanc, translucide et non transparent", a-t-il dit. Une verre respectant les variations de la lumière naturelle. "Ce qu'on voit ici, c'est ce qui est à l'origine du projet du musée de Rodez, dont le premier coup de pioche va être donné prochainement", a commenté Pierre Soulages, natif de cette ville.
  • L'une des vocations du musée Soulages, auquel lui et sa femme ont consenti une donation de quelque 500 pièces (peintures, gouaches, travaux préparatoires des vitraux), sera selon le peintre "d'ouvrir les yeux des gens de cette région à laquelle je suis attaché. "Quand j'étais jeune, je sais dans quelle ignorance je me trouvais de l'art contemporain", a-t-il confié.
  • Le Centre Pompidou à Paris consacre une vaste rétrospective à son oeuvre jusqu'au 8 mars.

Izis, un des plus grands photographes français, méconnu, exposé à Paris

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    • La mairie de Paris va rendre un hommage inédit au photographe Izis, contemporain de Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson, en lui consacrant une grande rétrospective du 20 janvier au 29 mai, où seront accrochées plus de 250 photographies et ses images de reporter à Paris-Match.
    • Izis photographe

    • Manuel Bidermanas, le fils d'Izis et co-commissaire de l'exposition, s'est félicité vendredi auprès de l'AFP d'une "véritable rétrospective" rendant hommage à son père, grand portraitiste de maquisards en 1944, mais aussi flâneur des bords de Seine où il immortalisa des saynètes populaires, des personnes abîmées par la vie, dormant par terre, des pêcheurs, toujours de façon pudique.
    • Connu comme l'un des membres du mouvement "humaniste" des années 1950, Izis a été l'un des "Five French Photographers" exposé au Musée d'Art moderne (MoMa) de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson.
    • Véritable "amoureux de Paris", Izis, dont le véritable patronyme est Izraëlis Bidermanas, est né en 1911 en Lituanie, et a fui son pays à 19 ans, pour s'installer dans la capitale française. Il publiera 10 livres et deviendra reporter pour Paris Match pendant 20 ans, de 1949 à 1969, rappelle Armelle Canitrot, co-commissaire de l'exposition.
    • Izis, dépeint comme un rêveur mélancolique et comme un "inconsolable mais gai" par son fils, a aussi beaucoup travaillé avec de grands artistes et écrivain, comme Colette, Jacques-Prévert, Chagall.
    • Il est à Paris-Match depuis 15 ans lorsque par exemple il sort un scoop en photographiant le peintre Chagall peignant le plafond de l'opéra Garnier, en septembre 1964.
    • "Cette exposition est l'occasion de redécouvrir un véritable artiste. Son travail sur Paris, les enfants, les amoureux, le Paris populaire, le distingue de ses contemporains. Il est dans le rêve, photographie des vagabonds, des dormeurs, et s'évade du tragique de cette manière", souligne encore Armelle Canitrot.
    • Les photographies d'Izis font l'objet, à l'occasion de l'exposition, d'un livre intitulé "Izis, Paris des rêves" (Ed. Flammarion), réalisé sous la direction des deux commissaires.
    • (Izis, Paris des rêves, exposition gratuite, salle Saint-Jean, à l'Hôtel de ville, 5 rue Lobau, 75004. Du 20 janvier au 29 mai 2010).

    A propos de ce site

    Il est assez souvent complexe de montrer l'atelier d'un artiste. Les visites impliquent quelques sacrifices de temps et sont limitées à un nombre restreint de visiteurs. De plus, il n'est pas évident de répondre à toutes les questions et de presenter tous les travaux réalisés. Un site alors s'impose avec beaucoup de solutions, la possibilité de suivre la création d'une oeuvre, les techniques employées, une approche visuelle qui est plus facile de présenter.

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